Douces Violences : accompagner votre enfant à Brétigny

En tant que parent, avez-vous déjà entendu parler des douces violences? Probablement pas. Ce terme peut effrayer, car il contient le mot "violence". Pourtant, il ne s'agit pas de maltraitance telle qu'on l'imagine.
En France, la loi du 10 juillet 2019 a banni la fessée et les violences éducatives ordinaires (VEO). Les neurosciences affectives, portées notamment par le Dr Catherine Gueguen, ont largement prouvé leur impact néfaste sur le développement du cerveau.
Mais au-delà des gestes interdits, il existe des comportements plus subtils qui impactent le bien-être de l'enfant : c'est ce qu'on appelle les douces violences.
Sommaire
• Qu'est-ce que la douce violence? • Pourquoi la verbalisation est importante chez le jeune enfant? • Ma méthode : Avant de gérer cet enfant, je gère mon émotion • La crise de l'enfant : comprendre plutôt que subir • Les phrases à éviter et celles à privilégier • Mon approche en tant qu'assistante maternelle à Brétigny-sur-orge • Accompagner les parents à Brétigny-sur-orge • FAQ – « Douces Violences »Les "douces violences" : Mieux comprendre pour mieux accompagner votre enfant à Brétigny-sur-Orge
1. Qu'est-ce que la douce violence?
Pour mieux comprendre, transposons la situation chez l’adulte. Imaginez une consultation médicale : un soignant bienveillant verbalisera chaque geste pour protéger votre intimité et obtenir votre consentement. A l'inverse, si le rendez-vous est expéditif et qu'une secrétaire entre sans frapper alors que vous êtes vulnérable, on parlera de douce violence. Ce terme n'est pas un terme médical ou juridique officiel, la douce violence engendre inconfort, gêne et surprise.
Le terme "douces violences" a été théorisé et popularisé par une éducatrice de jeunes enfants française Christine Schuhl au début des années 2000. Avant Christine Schuhl, on parlait de "maltraitance institutionnelle" mais c'était un terme très lourd et culpabilisant.
En créant l'expression "douces violences", elle a permis aux professionnels (et aux parents) de :
- Reconnaître : ces gestes sans être immédiatement taxés de "bourreaux".
- Sortir du déni : puisque c'est "doux", on pensait que ce n'est pas grave.
- Engager une démarche de bientraitance : par une remise en question de ses propres réflexes.
Que ce soit en EHPAD, à l'école ou à la maison avec vos enfants ou en tant qu'aidant ou tout simplement sur votre lieu de travail : qui n'a jamais vécu cette situation désagréable où un supérieur parle de votre travail, juste devant vous, tout en vous ignorant ?
Ce sentiment d'être "invisible" est au cœur de ce qu'on appelle les douces violences dans la petite enfance.
Mon expérience : Un enfant que j’accueille pleurait systématiquement quand j’approchais avec une serviette. J’ai réalisé que je ne le prévenais pas.
Dans mon quotidien d'assistante maternelle à Brétigny-sur-Orge, j'essaie d'adapter ma pratique, que ce soit lors d'un change ou d'un échange avec d'autres adultes, en m'adressant toujours à l'enfant pour respecter sa place d'individu.
Pour en savoir plus sur ma façon de travailler découvrez mon accueil à Brétigny-sur-Orge.
2. Pourquoi la verbalisation est importante chez le jeune enfant?
Le défi majeur est que les jeunes enfants ne parlent pas encore. C'est à nous, adultes, de prendre l'habitude de verbaliser chaque action. L'enfant comprend tout.
J'ai découvert la notion de "douces violences" sur les réseaux sociaux et la presse spécialisée petite enfance, grâce à ma formation d'assmat, j'ai redécouvert ma pratique et consolidé ces notions. En verbalisant mes gestes, j'ai constaté un retour bénéfique immédiat : l'enfant anticipe ce qui va se passer au lieu de subir un geste brusque qui le surprendrait.
A retenir Je ne cherche pas à être parfaite, je cherche à être consciente. Par manque de temps ou de fatigue, il m'arrive encore d'en commettre, mais la prise de conscience est la première étape du changement.
3. Ma méthode : Avant de gérer cet enfant, je gère mon émotion
Lors de cette formation, j'ai appris que la priorité n'est pas l'observation de l'enfant, mais l'observation de soi. Nous avons utilisé l'image de la météo émotionnelle (orage, pluie, soleil) pour illustrer notre humeur du jour.
Ce conseil est la base pour assurer la sécurité des enfants, mais aussi pour vous préserver sur de grandes amplitudes horaires. Que l’on soit professionnel, un papa ou une maman, n'oublions pas que l’accouchement n’est pas un acte anodin et qu'il peut avoir un impact psychologique à long terme, notamment avec le post-partum.
Les signes que je déborde :
- Je parle fort.
- Je suis agacée rapidement.
- Je fais les gestes plus vite.
- Je n'écoute plus vraiment.
- Je sens mon corps tendu.
Comment agir en 6 étapes :
- Stop : Je m'arrête et j'observe.
- Respirer : 4 secondes d'inspiration, 4 secondes d'expiration (à répéter 3 fois).
- Changer de regard : L'enfant n'est pas contre moi, il exprime un besoin.
- Prendre de la distance : Sécurisez l'enfant dans son lit et sortez de la pièce pour vous calmer. Ce n'est pas un échec, c'est un geste de protection.
- Mettre des mots : Je sens que je m'énerve, je prends un moment.
- Anticiper : Ritualiser les transitions et adapter le rythme.
4. La crise de l'enfant : comprendre plutôt que subir
Vers 18 mois, l'enfant entre dans sa période d'affirmation.
Il faut savoir que les zones du cerveau capables de réguler les émotions sont les dernières à se développer, elles commencent à peine à se câbler et ne seront pleinement matures qu'à l'âge adulte.
Une situation anodine peut devenir un séisme pour lui car son cerveau est encore immature. Ce n'est pas de la provocation ou caprice, c'est une surcharge émotionnelle.
Ce qui provoque la crise ou l'amplifie c'est le rapport de force qui censure l'émotion à la place de la valider pour apaiser l'enfant.
5. Les phrases à éviter et celles à privilégier
| Au lieu de dire ... | Essayez plutôt ... |
|---|---|
| "Ne t'inquiète pas" | "C'est vrai que c'est inquiétant, je comprends." |
| "Ne t'énerve pas" | "Tu as le droit d'être en colère." |
| "Arrête ça tout de suite" | "Est-ce que tu essaies d'attirer mon attention ?" |
| "Ne pleure pas" | "C'est vrai, parfois les choses sont injustes." |
6. Mon approche en tant qu'assistante maternelle à Brétigny-sur-Orge
Les gestes à surveiller :
| Situation (Geste automatique) | Approche bienveillante |
|---|---|
| Respect du corps : Moucher le nez ou essuyer la bouche par surprise. | Je préviens toujours : "Je vais essuyer ton visage avec la serviette", pour lui laisser le temps de se préparer. |
| Motricité : Tirer l'enfant par le bras pour le faire avancer plus vite. | Accompagnement : Lui proposer la main ou poser doucement une main sur son épaule pour le guider. |
| Autonomie : Manipuler l'enfant "de haut" sans établir de contact visuel. | Posture : Se mettre à sa hauteur (s'accroupir) pour lui parler et établir un contact visuel préalable. |
Découvrez ma posture professionnelle et ce que j'applique au quotidien dansmon projet d'accueil.
N'oublions pas que l'enfant est une personne à part entière. Se remémorer l'inconfort que nous pouvons tous ressentir lors d'une situation où notre consentement n'est pas pleinement sollicité (comme l'exemple mentionné en début d'article d'une consultation médicale expéditive) est le meilleur moyen de se mettre à sa place. C'est ce changement de regard qui nous permet, jour après jour, d'avancer vers une parentalité plus sereine et respectueuse.
7. Accompagner les parents à Brétigny-sur-orge
Personne n’est parfait, moi la première, et la frontière entre douces violences et violences éducatives ordinaires est parfois mince. Nous portons tous l’héritage d’une époque où les violences éducatives étaient banalisées. Aujourd’hui, on entend encore parfois : "J’en ai reçu et je n’en suis pas mort !". Pourtant, ces pratiques laissent des traces, souvent invisibles, jusqu’à l’âge adulte.
Mon rôle à Brétigny-sur-Orge n’est pas de juger, mais d’accompagner. J’aime cette phrase apprise en formation qui résume tout :
"Les parents ne font pas mal... Ils font comme ils peuvent, avec leur histoire, leur fatigue et leurs repères."
Si, après la lecture de cet article, vous vous dites : " Je n’avais jamais vu les choses sous cet angle " ou " Je fais déjà de mon mieux ", alors mon objectif est atteint.
La prise de conscience est une première étape. La perfection, elle, n’existe pas.
8. FAQ – « Douces Violences »
- C'est quoi concrètement une "douce violence" ?
- Ce sont des gestes ou paroles automatiques qui ne respectent pas le rythme ou l'intégrité de l'enfant (le moucher brusquement, parler de lui comme s'il n'était pas là, etc.). À Brétigny, je sensibilise les parents pour transformer ces réflexes en gestes bienveillants.
- Comment éviter les douces violences au quotidien ?
- La clé est la verbalisation. Expliquez à votre enfant ce que vous allez faire avant de le toucher. Prenez aussi un temps pour gérer vos propres émotions avant d'intervenir lors d'une crise.
- Où trouver des conseils sur la parentalité positive à Brétigny-sur-Orge ?
- En plus de mon accueil d'assistante maternelle, vous pouvez vous rapprocher du RPE (Relais Petite Enfance) de Brétigny ou participer à des ateliers locaux pour échanger avec d'autres parents.
- Est-ce qu'une assistante maternelle est formée à ces notions ?
- Oui, les formations continues pour les assmats dans l'Essonne incluent souvent des modules sur le développement de l'enfant et la prévention des violences éducatives ordinaires.
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Cet article a été rédigé en s'appuyant sur les précieux enseignements et supports de formation de Sylvie HOTTE - Horizon 91, formatrice spécialisée en petite enfance. Un grand merci à elle pour le partage de ces outils qui enrichissent quotidiennement ma pratique d'assistante maternelle. Et merci à mes collègues assistantes maternelles pour la bonne ambiance lors de ces échanges !

